La Poursuivante

 

Localisation

 

43°10'980 N - 06°40'769 O
A environ 800 mètres de la Roche Fouras

 

 

 

Type épave/site
Profondeur minimum
Profondeur maximum

 

Torpilleur
55 mètres
58 mètres

 

 

 

Difficulté de la plongée

 

Intérêt faune et flore

 

Pas d'information pour le moment

Intérêt épave/site

 

 

Historique de l'épave :

Construite en 1934 par les Chantiers de France, la Poursuivante débute sa carrière en Méditerranée en 1936. Il mesurait 80,70 mètres de long sur 7,72 mètres de large. Navire rapide (34,5 nœuds), il était propulsé par des chaudières Pearsons de 22.000 CV. Son armement consistait en 2 canons de 100 mm, double torpille de 550 mm et 2 mitrailleuses de 13,2 mm. Il était également doté d'un grenadeur de sillage. Ce torpilleur participa à la guerre d'Espagne au cours de laquelle, il fut bombardé et touché sur la poupe par deux obus. Au début de la Seconde Guerre Mondiale, la Poursuivante participe à l'opération CABO. En 1942, le 27 novembre, la 13ème Division de Torpilleurs saborde le torpilleur, comme ce fut le cas de nombreux bâtiment français (cf. sabordage de la Flotte à Toulon). Le 1er juillet 1943, il est renfloué, mais ne sera jamais remis en service actif. En 1946, la Poursuivante est coulée. Les circonstances de ce sabordage volontaire sont inconnues.


Description :

La Poursuivante est posée à plat par 58 mètres. C'est une plongée difficile pour deux raisons principales : la profondeur et surtout le courant qui, comme pour le Donator ou le Trafik, peut s'avérer très violent. Les conditions de visibilité sont généralement bonnes sur le site. Le navire est brisé en deux parties bien distinctes, séparées d'une quinzaine de mètres environ. La cassure s'est produite aux deux tiers de l'avant. La proue mesure environ 50 mètres de long contre 30 mètres pour la poupe. La proue est complètement retournée, et ne présente qu'une immense cale dans laquelle subsiste de nombreuses ferrailles provenant soit de la cargaison ou plus vraisemblablement du lest destiné à l'immersion du bâtiment. La poupe est la partie intéressante de cette plongée. Elle est posée droite sur le sable, avec une légère inclinaison sur bâbord. On peut y pénétrer également, mais les parties les plus intéressantes sont le petit château arrière, ainsi que le gouvernail toujours en place. L'hélice tribord a disparu. L'hypothèse la plus vraisemblable est un démontage préalable au sabordage.